Musique

Le livre d’histoires de Vance Joy

Ce 30 octobre, La Madeleine affichait un sold out sans surprise pour le concert de Vance Joy.

Après avoir rempli le Botanique en mars dernier, il était logique pour l’Australien de repasser par Bruxelles dans une salle plus grand format. Quoi de plus intimiste et de plus grand à la fois donc que La Madeleine ?

Pour ouvrir la soirée, on retrouvait les deux sœurs belges de Wild Roses. A la moitié du set, elles apprenaient au public que c’était leur tout premier concert. En effet, les deux jeunes filles ont expliqué avoir rencontré James Keogh (le chanteur de Vance Joy) lors de sa dernière date belge et lui avoir offert une maquette de leur musique. Résultat ? Une première partie ce 30 octobre en guise de premier show. Le culot, ça paye. Alors malgré les imperfections et soucis techniques, on salue l’effort de Wild Roses ce soir.

La première partie officielle, c’était Scott Helman. Et quelle claque ! Du haut de ses 23 ans, le Canadien a assuré le show pendant une bonne demi-heure. Accompagné d’un guitariste et d’un batteur, celui dont on entendra bientôt beaucoup parler a offert une performance pleine d’énergie. Malgré sa petite taille, le jeune homme sait occuper une scène et embarquer son audience de la première à la dernière seconde. On croise les doigts pour le revoir rapidement en haut de l’affiche.

La soirée était cependant loin d’être finie ! Celui que tout le monde attendait, c’était Vance Joy. Le sourire collé aux lèvres du début à la fin de la soirée, James a emmené son auditoire dans son monde. Armé d’une guitare acoustique ou d’un ukulélé, le chanteur australien sait créer l’atmosphère adéquate pour transporter une salle entière dans un véritable livre d’histoires. Avec son look de surfeur australien qui finit la soirée sur la plage guitare à la main, Vance Joy a principalement pioché ses morceaux dans son second album Nation of two sorti en février. Il n’a bien sûr pas oublié de sortir les classiques comme From Afar, Lay it on me et, bien sûr, le déjà culte Riptide. La plus-value de ce concert, c’est également la présence de son groupe assurant les sessions cuivres autant que les rythmiques basse/clavier. L’aisance scénique du chanteur ne boudait pas non plus notre plaisir puisqu’il prenait le temps de communiquer avec le public, de raconter l’origine des chansons… sans toutefois se perdre dans des logorrhées interminables.

En résumé, la soirée fut belle du côté de La Madeleine. Vance Joy a livré un concert doux et rythmé à la fois, installant une sorte de nuage dans la salle bruxelloise. Mention spéciale également pour Scott Helman, véritable révélation de cette soirée. On était venus pour voyager et tu sais quoi ? Le voyage fut beau.

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